Ostéopathie musculo-squelettique
Ostéopathie
Focus : le système locomoteur, c’est-à-dire, les os, les articulations, les muscles, les tendons et les ligaments.
Objectif : restaurer la mobilité et la fonction des structures mécaniques pour améliorer l’équilibre postural et soulager les douleurs.
Techniques utilisées :
- Manipulations articulaires : c’est à ce niveau-là que certaines techniques « font craquer » mais il est également possible de faire autrement si cela ne vous convient pas
- Mobilisations passives
- Étirements musculaires
- Travail myofascial (fascias, tendons, ligaments)
Indications :
- Douleurs articulaires ou musculaires ou tendineuses
- Restrictions de mobilité (dos, cervicales, épaules…)
- Blessures sportives (entorses, tendinite…)
- Dysfonctionnements posturaux
- Dysfonctionnements post-traumatiques
Information sur le craquement lors de manipulation ostéopathique :
Le « craquement » en ostéopathie ou « cavitation articulaire » est un phénomène courant lors de certaines manipulations. Bien qu’il puisse surprendre ou même inquiéter certaines personnes, il est généralement sans danger et résulte de mécanismes physiologiques normaux.
Le craquement articulaire est lié à la libération de gaz (principalement de l’azote) dans une articulation. Les articulations synoviales (comme celles des doigts ou des vertèbres), sont entourées d’une capsule remplie de liquide synovial, qui lubrifie et nourrit les articulations.
Lorsqu’une manipulation crée une traction rapide ou un changement de pression dans l’articulation, une diminution brutale de la pression entraine la formation de bulles de gaz. Ces bulles éclatent rapidement, produisant ce fameux « craquement » = la cavitation.
En plus de la cavitation, le craquement peut également indiquer une réinitialisation de la position des structures articulaires. Après une manipulation, l’articulation retrouve une mobilité normale, diminuant la douleur et améliorant la fonction.
Par ailleurs, une manipulation réussie ne produit pas toujours de craquement. Le bruit n’est pas un indicateur de l’efficacité du traitement. Ce qui compte, c’est l’amélioration de la mobilité et le soulagement des symptômes. Mythe du danger : le craquement n’endommage pas les articulations lorsqu’il est réalisé correctement pas un professionnel. Cependant, il ne faut pas forcer ce phénomène, notamment par soi-même, car des manipulations mal effectuées pourraient causer des irritations ou blessures.
Qui a déjà entendu cette phrase : « arrête de te faire craquer les doigts, tu auras de l’arthrite / arthrose plus tard » ? L’allergologue Donald Unger a gagné le prix Ig Nobel 2009 en médecine pour avoir faire craquer uniquement les doigts de sa main gauche pendant plus de 60 ans, infirmant ainsi l’idée reçue que le craquement provoque de l’arthrite.
Référence : Donald L. Unger, « Does Knuckle Cracking Lead to Arthritis of the Fingers? », Arthritis & Rheumatism, vol. 41, no 5, mai 1998, p. 949-50 (PMID 9588755, DOI 10.1002/1529-0131(199805)41:5<949::AID-ART36>3.0.CO;2-3).
En 2011, une étude faite à partir de 215 radiographies de personnes âgées entre 50 et 89 ans conclut que ceux qui faisaient craquer leurs doigts fréquemment ne souffraient pas plus d’arthrose que ceux qui ne le faisaient pas ou rarement.
Référence : Kevin deWeber, Mariusz Olszewski et Rebecca Ortolano, « Knuckle cracking and hand osteoarthritis », Journal of the American Board of Family Mededecine, vol. 24, no 2, mars-avril 2011, p. 169–174 (PMID 21383216, DOI 10.3122/jabfm.2011.02.100156).
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